Aujourd'hui — Ouvert10h-12h30 / 14h-18h TARIF(S)
Visite guidée du château 10h30, 14h30

Un palais Renaissance et classique

Au cœur de la Drôme provençale, dominant plaines et montagnes, le château de Grignan est bâti sur un promontoire rocheux surplombant le village. Témoin de l’architecture Renaissance et du classicisme français, l’édifice a connu une histoire mouvementée. Château fort mentionné dès le 11e siècle, il est transformé à la Renaissance en une prestigieuse demeure de plaisance par la famille des Adhémar. Au 17e siècle, la marquise de Sévigné y séjourne auprès de sa fille Françoise-Marguerite. Démantelé à la Révolution puis reconstruit au début du 20e siècle, il appartient depuis 1979 au Département de la Drôme qui poursuit un programme ambitieux de restaurations et d’acquisitions. Classé Monument historique en 1993 et labellisé Musée de France, le château de Grignan offre aux visiteurs de précieux témoignages sur l’art de vivre à différentes époques. Ce lieu enchanteur sert également de cadre à une programmation culturelle tout au long de l’année.

Un panorama unique

Situé au sud-est de Montélimar, le village de Grignan marque une frontière entre le nord, constitué de bois de chênes et de pins, de landes couvertes de genêts, et le sud où dominent lavande et vigne. La charmante petite cité qui a conservé sa forme médiévale épouse le contour d’un promontoire rocheux de 33 mètres que couronne le château. On y accède par des ruelles escarpées, après avoir admiré le beffroi du 14e siècle et de très belles maisons du 15e siècle. Parvenu au sommet, le visiteur découvre à la fois la majesté d’une architecture Renaissance et un panorama somptueux où se dressent au loin la montagne de la Lance, le Mont Ventoux et les Dentelles de Montmirail. Les célèbres terrasses du château offrent un point de vue remarquable sur le nord de la Provence.

Dans une lettre du 13 juillet 1689, Madame de Sévigné écrivait à sa fille :

Il est même agréable de n’être point tentée de quitter vos belles terrasses. (…) Toutes vos vues sont admirables ; je connais celle du Mont Ventoux. J’aime fort tous ces amphithéâtres, et suis persuadée, comme vous, que si jamais le ciel a quelques curiosités pour nos spectacles, ses habitants ne choisiront point d’autre lieu que celui-là pour les voir commodément, et en même temps, vous en aurez un le plus magnifique du monde, sans contredit...