Un printemps riche de propositions et de regards singuliers sur le lien au corps, à la matière et au design avec deux expositions réparties dans les espaces du château.

La chapelle Saint-Pierre accueille la première exposition de 16 étudiants de l’Ecole supérieure d’art et design de Valence (ESAD-Valence), intitulée De passage. Elle résulte d’un travail pédagogique mené entre le château et l’Esad depuis 2014 et permettra de découvrir une œuvre cohérente, forte du travail singulier de chacun de ces étudiants autour de «l’archéologie du quotidien».

Le corps de logis dévoile le projet Matières à rêver… qui regroupe les œuvres photographiques et sculpturales de trois artistes (Isabelle Chapuis, Maro Michalakakos et Jan Fabre) autour de l’imaginaire lié au textile.

 

Vernissage - samedi 12 mars à 12h

Rencontre avec les artistes à 11h

 

 

L'exposition et les artistes en vidéo

De passage

De passage est le fruit d’une collaboration entre le château des Adhémar et l'Ecole supérieure d’art et de design de Valence. Sollicité pour accompagner ce projet et proposer une méthodologie, le château a engagé les étudiants à réfléchir sur l’axe «archéologie du quotidien» afin qu’ils travaillent sur un espace précis au travers de son histoire, de ses fondements.

Orientés vers la recherche, la prospection, l’archive d’une part, et la proposition de projections, d’inspirations autour de ce sujet d’autre part, les étudiants ont envisagé cette exposition comme l’occasion de penser l’histoire mais surtout l’espace, la scénographie, la mise en commun des énergies, des pratiques autour de ce projet fédérateur qui demande à chacun/chacune d’entre eux de penser sa propre démarche en lien avec celle de l’autre/des autres dans une aire précise, préservant et valorisant la teneur de celle-ci dans la confrontation à l’autre/aux autres.

Les artistes

Anne-Mathilde Barrut, Axel Brun, Kévin Corneloup, Marine D’agostinis, Marie Dechavanne, Fanny Devaux, Antoine Gimenez, Lorette Havond, Lucile Janin, Clément Kanakis, Mallory Parriaux, Denis Pauthier, Cyrielle Perminjat, Matthieu Perrin, Gilles Reist, Rémi Vernet.

 

« Nous voulons faire face à l’historicité de ce lieu. Deux dispositifs structurent l’espace: le premier narratif prend la forme d’un fanzine ; le second architectural, prend la forme de modules. Chacun des projets est une réhabilitation hétérotopique, une hypothèse, différentes narrations auxquelles nous invitons les spectateurs à s’approcher ou se perdre. Dans ce travail collectif, chacun raconte, énumère, classifie, construit, rêve des histoires qui, attachées comme à nu à une structure élaborée pour le lieu, nous offrent des espaces de pensée et de vision singulière et qui pour autant font corps.

Une interface entre les vies et les mythes historiques ou intimes de ce territoire qui château, qui prison, qui habitation, qui centre d’art assume cette délicate mission de maintenir sa capacité à nous proposer des histoires.

Dès le début de ce projet nous avions deux contraintes : une exposition collective et un lieu chargé d’histoire. S’ensuivent des questionnements : comment présenter et rassembler les idées et les projets d’une quinzaine de personnes dans un lieu où tant d’histoires se sont croisées ? Comment aménager un instant dans la continuité d’une histoire si dense ?

Il est possible de se faire submerger par le poids d’un lieu si intense, ou alors, au contraire, de recourir à un espace dans l’espace à l’image du «white cube» afin de lisser le lieu en y imposant nos murs. Un chantier est un espace voué à la disparition de la même manière que notre intervention est vouée à disparaître. L’échafaudage est l’outil qui se construit en amont de la construction, il sera démonté à l’aboutissement du chantier. C’est une structure de transition entre le passé et le présent. Il n’impose aucun mur, on peut voir à travers lui l’avancée des travaux et le site qu’il habite. Reprenant les matériaux de l’échafaudage et ses moyens d’assemblages, la structure que nous développons se place des deux côtés de la frontière entre œuvre et dispositif muséal. En dessinant l’espace d’exposition il donne aux oeuvres avec lesquelles il a été pensé un espace d’autonomie.

Au sein du parcours induit par la structure, deux axes complémentaires modulent l’espace : l’espace vivant, passage d’œuvre en œuvre au fil de l’exposition ; et l’espace mort, endroits inaccessibles, proposant au corps un obstacle, un arrêt.»

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© Image d’atelier, Esad-GV, 2016, photographie Fanny Devaux

Matières à rêver...

Entre arts visuels et design, l’exposition croise et met en dialogue les productions inédites de trois artistes autour du lien à la matière et au tissu.

Les artistes

Isabelle Chapuis, Jan Fabre, Maro Michalakakos

 

Isabelle Chapuis

Tout en s’affranchissant des codes et de frontières artificielles, la photographe Isabelle Chapuis mêle mode et art et croise les champs de la création en faisant appel à des stylistes de coiffure, des plasticiens végétaux, des costumiers. Ses photographies, à la lumière du jour principalement, révèlent son intérêt fort pour la matière, éveillant les sens. Aux Adhémar, elle exploite l’espace en proposant une galerie de portraits historiques revisités par son œil singulier.

Née en 1982, elle vit et travaille à Paris. Diplômée depuis 2005 de l’ESAG-Penninghen en arts graphiques, Isabelle Chapuis réunit l’art et la mode. Prix Picto de la jeune photographie de mode en 2010, Bourse du Talent Mode en 2012, elle collabore avec les magazines Citizen K, Paulette et M le magazine du Monde et intègre en 2011 l’agence de photographes LN’B.

Jan Fabre

C’est avec une robe singulière que Jan Fabre nous convie au château des Adhémar dans son univers plastique, séduisant et curieux. Il travaille avec les insectes, ciblant particulièrement, depuis les années 90, ce qu’il nomme les «guerriers de la beauté» : ces scarabées brillants, vénérés comme un symbole de la renaissance dans l’Egypte ancienne, si beaux qu’ils sont nommés «coléoptères-bijoux».

Né en 1958 à Anvers en Belgique où il vit et travaille. Artiste plasticien, chorégraphe, auteur et metteur en scène de théâtre, son œuvre innovante et diversifiée lui vaut une renommée internationale. Représenté par la galerie Daniel Templon (Paris), il est invité à Saint-Pétersbourg pour créer une exposition de grande envergure au musée de l’Ermitage en 2016, une première pour un artiste contemporain.

Maro Michalakakos

La plasticienne grecque présente au château un ensemble de mobilier velours rasé au ton carmin. L'artiste y révèle la profondeur de l’inconscient, de la féminité, de l’enfance et de l’intimité, mais aussi, d’une certaine violence intrinsèque. Elle interpelle nos sens, nos rêves et nos chimères.

Née en 1967 à Athènes où elle vit et travaille. Diplômée en 1993 de l’École Nationale d’Arts Plastiques de CergyPontoise, Maro Michalakakos développe un univers à mi-chemin entre la réalité et l’imaginaire. Récemment exposée au Musée d’art contemporain de Lyon dans Motopoétique. Elle est représentée par la galerie ITCAC (Ileana Tounta Contemporary Art Center, Athènes).

Collaborations : Galerie Magda Danysz (Paris) / The Fabulous Group / le MuKHA, Musée d’Art Contemporain (Anvers), Collection Flemish Community.

 

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© Jan Fabre, Mur de la montée des anges, 1993, photo Angelos, collection MuHKA

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